So Mag Juillet 2018

Laetitia Lalet Puybaraud et Julie Martin sont amies depuis l’adolescence et toutes deux férues de mode.
Laetitia a travaillé dans la chapellerie et les accessoires pour enfants d’une entreprise textile du Tarn et Garonne ; Julie est designer dans l’entreprise familiale de maroquinerie fabriquée en Dordogne. En se retrouvant, elles ont eu envie de conjuguer leur savoir-faire autour du textile.
C’est ainsi qu’est né le concept de monfichu : « l’idée d’un mono produit à décliner au fil des saisons dans différentes tissus haut de gamme. »
Elles travaillent d’abord le stylisme car, si elles souhaitent remettre à l’honneur le fichu, pas question de se contenter d’un simple triangle d’étoffe.
Elle mettent au point un modèle qui intègre une mousse recouverte de tissus et surpiquée, ce qui va créer une véritable forme.
Avantages : le fichu se place aisément sur toutes les têtes de façon particulièrement seyante. On le noue au choix sous le menton – et le renfort en mousse devient une mini visière – ou dans la nuque, à l’aide d’un simple noeud.
Réhabiliter se produit culte des années 1950, que ce soit l’été ou l’hiver, c’est le pari des deux bordelaises, qui font fabriquer leur collection dans un atelier de confection parisien. Les détails sont soignés : une doublure jaune fluo et une étiquette posée façon haute-couture avec ces quatre points cousus main au fil d’or, le tout livré dans une belle boîte à chapeau.
Lancé cet hiver avec huit tissus différents (tweed, velours côtelé, denim…), le fichu est décliné cet été en version piqué de coton rose, blanc ou bleu, en toile imperméable légère, dans un textile ajouré version ocre ou bleu profond et à même sa version à voilette posée par la chapellerie du Tarn et Garonne Willy’s Paris.